mercredi 13 mai 2015

Descente infernale - BVI to Martinique

3 mai 2015 – 7 mai 2015
Petite baignade avant le départ dans cette belle eau des BVI. Nous levons l'ancre un peu avant 7h et go to Martinique. 
Bye Saba Rock

Un complexe hôtelier

Ils construisent encore...



Virgin Gorda


Les BVI au loin

La mer est un peu houleuse mais ça va encore, après c'est pas du tout la même, mais pas du tout... En fait c'est la pire navigation en 8 mois, pendant 4 jours et 4 nuits du bruit assourdissant et des vagues, mais des vagues d'un détestable, nous n'avons quasi rien mangé. Dimanche soir une grosse boîte de raviolis, c'est tout ce que nous avons mangé. 


Coucher du soleil


Lever de la pleine lune


Navigation avec la pleine lune superbe


J'ai fait des spaghettis le lundi, en pensant les manger pendant 1-2 fois,déjà un exploit pour faire cuire l'eau, ensuite mettre les pâtes et les faire cuire, un vrai supplice de rester dedans, ça dansait dans tout les sens, enfin bref nous en avons mangé un petit peu et le reste est resté dans la casserole car impossible de prendre un récipient dans l'armoire... Je valdinguais sans cesse. Dans l'après-midi la casserole s'est renversée et est tombée par terre, (elle s'est enlevée des gardes casseroles) donc plus qu'à y jeter car c'était poisseux... c'est le seul jour que nous avons préparé à manger du chaud, après nous avons grignoté quand nous avions un petit creux, même pas pu déjeuner le matin, un vrai sacrilège pour moi. Le pire dans tout ça c'est qu'on ne pouvait rien faire, ni lire, ni jouer, ni ordi... rien car ça bougeait beaucoup trop. Chaque fois que je voulais ouvrir l'armoire aux provisions, je me prenais tout sur les pieds...
Nous allions dormir à tour de rôle mais pas évident tellement ça tapait sous les coques, de vrai grosses claques avec un bruit à faire peur. Je me demandais si les coques allaient résister (je me le demande toujours) on a vraiment l'impression que tout va se disloquer, on sent les coques se vriller c'est vraiment impressionnant. Et les vents dans tout ça : une vrai plaie... du vent de face très dure à faire avancer l'Orana au près. Nous tablions sur 48h de nav et nous avons fait 97 h. La troisième journée fut éprouvante car un mal de tête me tenait depuis 24 h, du coup mon trop plein est sorti et j'ai gueulé de tout mon souffle des noms d'oiseaux pendant en tout cas 10 minutes... Marcel ne savait pas que faire, je lui ai dis de me laisser m'exprimer et que ça passerai comme c'est venu, même pas 5 minutes après des dauphins sont apparus alors qui nous n'en avions plus vu depuis la transat, ils reconnaissent vraiment quand ça va pas... Pas des dauphins joueurs mais des dauphins qui ce sont juste montrés mais que ça fait du bien... Dire que je rêvais de naviguer avec la pleine lune...
Et notre dernière nuit une GALÈRE, Marcel s'est éclaté en faisant des bords mais des bords carrés car le vent tournait sans arrêt, chaque fois que je sortais de mon lit, il restait encore plus qu'avant un raz le bol ainsi que la grande fatigue physique et morale ont ajouté encore à l'envie de s'arrêter pour souffler, mais impossible et en plus des soucis technique sont venus se greffer dans tout ça : IMPOSSIBLE d'enrouler le génois, l'enrouleur bloqué et pas moyen de le débloquer, Marcel a bien été devant mais avec les vagues et le vent c'était dangereux, donc on l'a laissé à demi fermé pendant un moment, nous avons demandé à notre technicien privé Michael si il avait une solution, il m'a demandé de faire une photo... alors à 1h du matin et avec les conditions ce fut impossible à faire (nous n'avons même pas essayés). Après plus de deux heures de nav comme ça aux moteurs, (Marcel dormait) le fasaillement du génois l'a réveillé et nous pensions la même chose que cela n'était plus possible, il m'a enfin écouté (il a de la peine avec ça et pourtant c'est très souvent judicieux...) et nous avons réussi à débloquer l'enrouleur et à enrouler le génois. Comme les ennuis n'arrivent jamais seul, c'est autour du pilote de lâcher, plus question de savoir où il allait, nous avons coupé le nav instrument pendant 5 minutes et remis, mais ça n'allait pas... Marcel a eut l'idée de le mettre sous girouette et là il fonctionnait. Je suis partie me coucher pour 3 h de sommeil, malgré les tannées que je prenais sous mon lit, à me faire mal... A 6 h je me suis levée la tête dans le ... comme on dit chez nous.
Le soleil s'est pointé à ce moment là et nous étions près du but... je remis le pilote et il fonctionnait bien, nous pensons qu'il a été tellement bousculé qu'il avait besoin de se reposer... ENFIN nous sommes arrivés au Marin en Martinique.
Lever du soleil sur Le Marin

Le Capitaine très concentré


 Que du bonheur, c'est fou comme on oublie vite certaines choses. Nous avons été faire le plein de gazole et d'eau et en avons profité pour dessalé Cap Glen qui en avait grand besoin, comme nous d'ailleurs... Maintenant nous sommes au mouillage du Marin pour quelques jours de repos bien mérité... Des visites médicales sont prévues pour nous deux (généraliste, prise de sang, et les yeux etc...)

Nous sommes allés à terre afin de faire notre clearance ainsi qu'une lessive et un bon dîné. La table bougeait toute seule et nous n'avions plus de jambes et c'était d'un calme grandiose... Il faut se réhabituer et c'est pas facile... Essayés de faire une sieste mais trop fatigués donc pas dormis.

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