jeudi 15 janvier 2015

Le café à Basse-Terre



Notre jolie voiture

14 janvier 2015
Au vu de la météo ce matin et de la force du vent ainsi que la hauteur des vagues et de la houle nous décidons de rester à la marina et de louer une voiture.
Basse-Terre plus sauvage que Grande-Terre

Nous partons pour Basse-Terre et nous traversons le Parc National de la Guadeloupe, nous voulons nous arrêter au Parc des Mamelles et au Zoo de Guadeloupe, mais la pluie qui nous a accompagné tous le trajet redouble, donc nous continuons en espérant qu'elle veuille bien s'arrêter. 


Du jamais vu autant de pluie, plus d'une heure non-stop... Et ensuite chaque fois que l'on veut s'arrêter il re-pleut, heureusement qu'il fait chaud. Vraiment dommage, mais on a quand même vu quelques mouillages sympa à faire. Nous redescendons sur la Pointe de Malendure (réserve de biosphère de l'archipel de la Guadeloupe). Une plage splendide avec du sable noir et l'île Pigeon : la réserve Cousteau, le spot de plongée à faire.

l'îlet Pigeon au large

 Puis direction Bouillante, Marigot, 


Eglise à Bouillante

Vieux-Habitants où nous allons visiter le Musée du Café, fort intéressant...
C'est à partir de 1721 que la France fait prospérer durablement la culture du café aux Antilles. Gabriel Mathieu de Clieu, nommé Gouverneur de la Guadeloupe en 1730, est l'un des premiers à y implanter la souche du Caféier « Coffea Arabica ». 

Caféier

Caféier Liberia avec ses grains et ses fleurs
Au recensement de 1730, 20.000 pieds de caféier sont comptabilisés en Guadeloupe, mais seule la Cie de Indes Orientales est habilitée à vendre du café en France. Un monopole est en place. Cette interdiction n'est guère respectée et l'importation du café récolté aux « Isles » ne cesse d'augmenter. En 1737, le 2 avril, les cafés des îles françaises d'Amérique sont enfin autorisés à entrer en France, moyennant un droit. A la suite de cette mesure la culture du café peut se développer en Guadeloupe. La culture du café est pratiquée presque partout, en Basse-Terre, à Marie-Galante et aux Saintes. Elle ne nécessite pas de travaux considérables et n'exige pas d'installations coûteuses. En 1795 la Guadeloupe exporte 4.000 tonnes de café. 18.800.000 pieds de caféiers sont recensés en Guadeloupe en 1777. Au début du XXe siècle, en 1928, un cyclone détruit le tiers des plantations de la Basse-Terre et en endommage presque autant. La récolte du café en Côte sous le vent est exclusivement effectué à la main, elle commence en septembre et dure jusqu'à la fin décembre. Les « humbas » remplis sont déversée dans de plus gros sac.
Humba

 Le DECERIGAGE, tout le café cueilli, doit être décerisé le soir même. Dans un moulin à bûchette, les cerises (car elles leurs ressemblent) passent entre un cylindre de bois recouvert d'une feuille de cuivre poinçonnée en relief et une planche maintenue à une distance réglable de celui-ci. 

Moulin à Bûchette

La pulpe arrachée est entraînée et rejetée par le cylindre. Les grains de café sont versés dans un bassin pour y passer toute la nuit et y subir une fermentation. Deux méthodes pour extraire les grains "La méthode humide" est utilisée pour obtenir les meilleures qualités de café. "La méthode sèche", plus simple et moins onéreuse, donne des cafés de moindre qualité. En Guadeloupe le café est traité exclusivement à la méthode humide. 
LAVAGE : Le matin à la première heure, les grains sont brassés, frottés énergiquement dans les mains, afin d'en retirer la « gomme » dernier résidu de pulpe. Le café est rincé plusieurs fois à grande eau. 
FLOTTAGE : le bassin est alors rempli d'eau, les grains de mauvaises qualité remontent à la surface. Les grains sains, plus lourd restent immergés. On récupère les mauvais grains avec un panier.


SECHAGE : les grains sont transportés et répandus sur une grande terrasse de pierres plates pour l'essorage qui dure la journée. Il faut remuer fréquemment les grains. Après une bonne journée de soleil, le café est mis à sécher sur des tiroirs montés sur rails. Ainsi ils sont sortis ou rentrés selon le temps et la nuit ils sont poussés directement sous la maison.



 Le séchage se termine au grenier où le café est étendu sur le plancher. 


Café 

Le DECORTICAGE : une fois le café sec, reste à lui faire subir une dernière opération, le décorticage, afin de le « bonifier ». Sur les exploitations de petite surface, où l'on récolte peu de café, le planteur se sert d'un pillon manuel. Dans les plus grandes, on décortique le café à la Boniferie.

Pillon

 La TORREFACTION : Pour être torrifié le café vert est amené dans un cylindre rotatif, 




chauffé à une température variant entre 100° et 250°, appelé torréfacteur. Brassé continuellement, le café vert subit des transformations, changement de pigmentation, perte de poids, augmentation de volume et modification chimique. Durant 18 à 22 minutes, suivant la coloration désirée, la chaleur va transformer le café vert en café torréfié. Au cours des dernières minutes, l'intervention humaine est capitale. 








Voilà donc en bref le café est une cerise, qui ressemble à une cacahuète en plus légère, et que l'on grille....

Petit musée dans le musée avec différents moulins à café







En discutant avec les locaux, cette année est particulière pour le temps... En effet depuis début janvier il pleut tout les matins à fond et l'après-midi il y a des grains, du jamais vu en cette période.
Nous nous arrêtons à Vieux-Habitants pour une petite croque au bord de la mer. Nous mangeons local, des acras et du poulet boucané pour moi et du vivaneau pour Marcel, le tout super bon, mais un peu trop d'arrêtes pour Marcel.  
La vue lors de notre dîner



Des pélicans





Des poules nous quémandent à manger
Nous passons par Basse-Terre, nous nous arrêtons à Trois-Rivières,

Au loin les Saintes

Les navettes pour les Saintes partent de Trois-Rivières

 Capesterre-Belle-Eau
La mer très agitée

Tite  maison

Petit-Bourg. 

Cactus en fleurs

Des arrêts rapide car la pluie nous suit toujours...
Un peu de ravitaillement dans un grand centre et retour sur Cap Glen.


Aucun commentaire: